Dossiers de presse

D’un nouveau genre, l’exposition « Trajectoires », ouverte jusqu’au 2 juin 2019 à la Villa Tamaris, sollicite les sens du spectateur, considérant que l’art contemporain ne doit pas seulement être abordé sur le plan visuel. Elle met en relief de manière poétique l’image en mouvement, le son et l’impact de sa résonance, en sollicitant non seulement le regard mais aussi le toucher et l’écoute. Il s’agit ainsi d’une invitation à ressentir, à percevoir les œuvres à travers leur dimension sensible et sensorielle. A prendre conscience et confiance en nos capacités de perception pour créer un lien singulier l’art…

La genèse de l’exposition

C’est à la fois une rencontre unique avec des artistes contemporains dont l’univers artistique et le parcours de vie ont donné naissance à ce projet, et à la fois, une association avec un musée d’art contemporain israélien, le Petah Tikva, situé dans le centre de Tel Aviv.

Avant d’être des artistes, chacun d’eux a exercé ou exerce toujours un métier qui les caractérise : «  Pascal Simonet, professeur à l’ESAD TPM élève des chevaux ! Jean-Baptiste Warluzel, également prof à l’ESAD, est, quant à lui, un marin ! il vit sur son bateau. Olivier Millagou est un surfeur de haut niveau avec un rapport fort au monde California surf ! Tandis que Romain Rondet, l’ex étudiant à l’Ecole d’Art de Marseille, a fait l’école pastorale et a été berger… » explique, Isabelle Bourgeois, qui succède à Robert Bonaccorci à la tête du Centre d’art.

Cette exposition est par ailleurs issue d’un travail collaboratif avec le Musée d’art contemporain de Petah Tikva. Entre ici et là-bas, les artistes israéliens et les artistes français ont croisé leur chemin le temps d’une réflexion artistique sur un sujet qui les rassemble : « Une exposition a eu lieu à l’automne 2018 en Israël, nos artistes français y ont séjourné et présenté leurs travaux. En décembre, c’est la Villa Tamaris qui accueillait ensuite les artistes israeliens ! Avec  l’exposition Performance Vidéos « Last Chance to See ». » poursuit-elle.

Enfin, actuellement, l’exposition « Trajectoires » fait quant-à elle référence au « Mouvement », celui de la marche, du pèlerinage, de la déambulation… du voyage, de la mobilité humaine mais pas uniquement…

L’important, ici, ce n’est pas le but de la trajectoire mais tout ce qui se passe entre… Conclut Isabelle Bourgeois.

« Trajectoires » : 7 artistes pour une expérience artistique immersive !

Cette exposition accorde en effet une place importante à l’image mais aussi au son en tant que matériau de création, utilisé ici pour sa qualité plastique.

Pascal Simonet

Il expose plusieurs œuvres : « Exode 26-4 » (2019) : un Tapis découpé et brûlé (307x200cm) ; « Néguev » (2018) : une impression numérique sur alu-Dibond composite représentant de 9 photographies (90×120 cm) d’une course de chevaux clandestine dans le désert de Néguev ; « Exode 26 » (1997/2019) une tenture de coton doublée, impression en batik égyptien (250×515 cm) ; ainsi qu’une création filmique : « Parler du désert du Néguev comme à un cheval » (2018). Dans cette dernière, l’intérêt de l’artiste qui se présente comme un explorateur de l’inaperçu, est ici de réinventer sous les pas de chevaux, une histoire de lieux dans le contexte singulier israélien. Il a réussi à saisir à travers ce film la fugacité d’une course de chevaux illicite dans le désert du Néguev. Il dévoile ainsi, à travers la captation de ces images, qu’au-delà de tous conflits palestiniens et israéliens, le cheval, en tant que plus noble conquête de l’homme, à un rôle de médiateur symbolique qu’il est important de préserver.

Crédit photos : ©Olivier Pastor – Métropole TPM